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Les insectes

Dans la famille des arthropodes* je voudrais...


La grande variété des milieux de la réserve naturelle de Saint-Mesmin, permet le développement d'une importante diversité d'arthropodes* : orthoptères (criquets et sauterelles),  lépidoptères (papillons), odonates (libellules et demoiselles), coléoptères et  arachnides.
* le groupe des arthropodes, du grec "arthron", articulation et "podos", pied; contient essentiellement les insectes, les arachnides  et les crustacés.
 

 
Les orthoptères ont des exigences écologiques très diverses. Certains comme le Criquet des pâtures Chorthippus parallelus et la Grande sauterelle verte Tettigonia viridissima, s'accommodent de conditions variées, d'autres comme Aiolopus thalassinus ou Conocephalus dorsalis apprécient des zones plus humides, tandis que Oedipoda coerulescens et Platycnemis tesselata se développent au niveau des grèves sableuses ou des friches ensoleillées sur terrains secs. Les boisements et la ripisylve sont des milieux relativement pauvres en orthoptères. On y retrouve seulement 2 espèces fréquentant les lisières : Nemobieus sylvestris et Pholidoptera griseoptera.
Sur les 32 espèces recensées sur l'Ile de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin et ses abords, 8 présentent un intérêt patrimonial. Conocephalus dorsalis est rare sur l'ensemble du territoire national, Ailopus thalassimus est menacé en raison de la régression des zones humides.
 
Les lépidoptères : au sein de la réserve, la mojorité des lépidoptères inventoriés sont des espèces diurnes. Ils exploitent l'ensemble des milieux présents mais se concentrent dans les milieux ouverts (prairies, friches) comme le Grand Nacré Mesoacidalia aglaja ou le Cuivré fuligineux Heodes tityrus. L'Ecaille chinée Callimorpha quadripunctata se rencontre fréquemment dans les fruticées.

Les odonates occupent potentiellement l'ensemble des milieux aquatiques et de leurs bordures aux différents stades de leur développement. Cependant, ils affectionnent plus particulièrment les eaux stagnantes ou peu courantes,  comme Erythroma lindenii, ce qui explique un nombre d'espèces limitées.
Le Gomphe à pattes jaunes Gaomphus flavipes et le Gomphe serpentin Ophiogomphus cecilia sont deux espèces protégées en France. La Loire constitue le dernier refuge occidental d'Europe pour le Gomphe serpentin qui figure à l'annexe II de la directive Habitats. Ces libellules ne sont connues en France, de façon régulière, que sur la Loire moyenne où elles semblent strictement inféodées au fleuve (elles ne sont pas observées sur le Loiret). Ce sont deux espèces très menacées en Europe.


Certains coléoptères saproxylophages** comme le Lucarne cerf-volant, Lucanus cervus vivent dans les boisements feuillus peu exploités, dans le bois mort laissé sur place et comportant de nombreux vieux arbres. Ce dernier, le plus grand des coléoptères d'Europe  est inscrit à l'annexe II de la Directive Habitats. Il est commun et sa conservation ne représente pas un enjeu très fort. 
D'autres préfèrent les rives exondées comme Paedurus ruficolis, ou les friches ensoleillées comme Hoplia caerulea. Anomala dubia est une espèce caractéristique des endroits sablonneux et des berges des grands fleuves.
Beaucoup plus remarquable, un taupin du bois mort, Ampedus rufipennis vit dans la forêt alluviale de la réserve naturelle de Saint Mesmin. Les ripisylves de Loire constituent un des rares biotope où on le rencontre assez communément.
L'Hoplie azurée Hoplia coerulea est une espèce répandue surtout dans le sud de la France et la Loire constitue sa limite nord de répartition. Elle est très abondante sur toute la réserve pendant la courte période d'apparition des mâles, remarquables par leurs élytres d'un bleu d'azur très brillant. Localement commun, ce très beau coléoptère est menacé par la dégradation ou la destruction de son habitat.
Un autre scarabéidé remarquable a été observé, le Hanneton à reflets mordorés Anomalia dubia, espèce caractéristique des endroits sablonneux et des berges des grands fleuves.
**: organismes qui ne consomment que le bois mort.

La faune arachnologique de la réserve apparaît comme variée et en bonne santé. Deux habitats naturels sont particulièrement intéressants : les milieux pionniers des berges de la Loire et les prairies sèches. Les premiers sont instables mais très denses en individus et en espèces originales, les seconds paraissent au contraire pauvres en individus mais hébergent un grand nombre d'espèces.
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